Robin Deriaz 2026
Les Sa Di / 30-31 mai / 06-07 juin 2026 / vernissage Sa 30 mai dès 18H00
Solo show de Robin Deriaz : Matrices
Une cage et un nid partagent la même anatomie : un espace vide délimité par une frontière matérielle, capable de protéger tout autant que d’enfermer. MATRICES explore le moment où ces deux concepts s’entremêlent et fusionnent. C’est au sein d’une prison désaffectée que cette exposition prend place. J’y questionne la manière dont les conditions d’un espace influencent notre ressenti envers celui-ci. Un nid fermé peut vite dépasser l’idée de protection et se transformer en prison, tandis qu’une cage laissée ouverte ou fabriquée de matériaux délicats peut devenir un refuge. Inspiré par l’architecture du vivant sous toutes ses formes, ce travail explore cette zone de tension où l’espace protecteur peut devenir contrainte.
De l’argent, du cuivre, de l’acier et même de l’aluminium s’associent à des matières d’origine organique comme de la résine de shellac ou du textile. Ce mélange hétéroclite crée un tout cohérent qui emprunte au langage du nid comme à celui de la cage. C’est une étude de l’empathie de la matière : des structures agressives qui tentent de protéger des intérieurs fragiles, des structures fragiles qui tentent de protéger des intérieurs agressifs. La cage et le nid ne sont plus des opposés, mais des égaux faisant partie d’un même tout.
Le corps devient le territoire, le chêne habité par la faune. Chaque pièce existe comme un écosystème autonome reposant sur la peau. Le porteur devient le gardien de ces espaces, l’hôte qui permet à l’objet d’exister.
Solo show Robin Deriaz : Matrices
A cage and a nest share the same anatomy : an empty space delimited by a material boundary, capable of protecting just as much as of enclosing. MATRICES explores the point
where these two concepts intertwine and merge. It’s in a disused prison that this show takes place. There, I question the way the conditions of a space influence how we feel about it. A closed nest can soon start to feel like a trap, and an open cage, or one made of delicate materials, can also become a refuge. Inspired by the architecture of the living in all its forms, this work explores that zone of tension where protective space can become constraint.
Silver, copper, steel, or even aluminium meet organic matter such as shellac resin or textile fibres. This heterogeneous mix creates a whole that references both the language of the nest and that of the cage. It’s a study of the empathy of matter : aggressive structures attempting to protect fragile interiors, fragile structures attempting to protect aggressive interiors. The cage and the nest are no longer seen as opposites but as equals, part of the same whole.
The body becomes the territory, the oak inhabited by fauna. Each piece exists as an autonomous ecosystem resting upon the skin. The wearer becomes the guardian of these spaces, the host who allows the object to exist.
https://robinderiaz.ch





